il s'en est passé des choses en 5 ans : révélation, triomphes, interrogations, doutes...
Le temps pour nous de revenir sur cette belle histoire entre la panthère noire et le club de la chouette.
Le parcours du gardien de but dijonnais est pour le moins atypique et n'a pas été un long fleuve tranquille ... Barel Mouko est né le 5 avril 1979 à Pointe Noire au Congo.
Très populaire dans son pays et apprécié par tous les gens qu'il côtoie pour sa simplicité et sa gentillesse, il est le fondateur d'une fondation qui porte son nom et dont le but est de promouvoir le football au Congo dans les milieux défavorisés, ainsi que de venir en aide aux plus démunis. Barel est un homme au grand c½ur, il le dit lui-même, il est prêt à tout pour rendre les gens heureux et le foot fait parti de ce tout ...
Lui qui, depuis tout petit, a toujours rêvé de devenir footballeur professionnel choisit le poste de gardien de but « car quand tu es gardien de but tu as les chances de
jouer quand tu es bon, alors que si tu es joueur de champs tu peux en avoir 10 qui
ont les mêmes qualités que toi... ». Barel débute donc sa carrière au Congo, à Pigeon-Vert où il effectue son premier match avec l'équipe A à l'âge de 15 ans, repéré ensuite par un club gabonais, Stade M'Bombat il n'y restera qu'un an car la vie y était trop onéreuse et revient au Congo à La Mancha, club de D1. Mouko poursuit son ascension et est retenu comme troisième gardien à la CAN 2000. Puis, il choisit de débarquer en France afin de devenir pro et atterrit à Massy (DH) où il sera titulaire deux ans. Après cela il décide de tenter le foot entreprise avec le CNET Issy-les-Moulineaux, avec
lequel il devient champion de France des corpos au CFA2. La suite tout le monde la connaît, un recruteur du DFCO le met en contact avec Dijon et il fait un essai concluant avec Fred Bompard : il est embauché ! Venu comme troisième gardien derrière Grégory Legrand et Hugues Bourgeois, le départ du second nommé change la hiérarchie. Barel créé ensuite la surprise, son agilité et sa souplesse remarquable lui font gagner sa place de titulaire et son surnom de « panthère noire » auprès de tous les supporters dijonnais ...
Barel confiait dernièrement qu'il aimerait bien réaliser au DFCO, la même carrière que réalise Grégory Coupet à l'Olympique Lyonnais.
Son contrat se termine à la fin de la saison, malgré les petits accrochages entre lui et le nouveau coach Faruk Hadzibegic cet hiver et les rumeurs sur son départ prêt de
Rudi Garcia au Mans, espérons que l'aventure se prolonge ...
Il est vital de conserver au DFCO des joueurs fidèles, qui incarnent les valeurs du club et qui ont cet « amour du maillot » que l'on voit aujourd'hui, malheureusement, peu à peu se raréfier au détriment du foot business.
Tytus pour DFCONews.


